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Publié : 16 janvier

Éducation musicale 4ème : historique de la musique de film.

Résumé et supports vidéos pour mieux intégrer ce cours

Retrouve ici un résumé de l’histoire de la musique de film, illustré par quelques vidéos .

1) les débuts du cinématographe


En 1895, le cinématographe est inventé par les Frères Lumière à Lyon.

Le premier film projeté montre la sortie des salariés des usines Lumière, à Lyon. Il permet de démontrer qu’ il est désormais possible de reproduire la mobilité en image.


Les frères Lumière filment également la première comédie de l’histoire : "l’arroseur arrosé" (1896)



À cette époque, la musique sert à couvrir les bruits des projecteurs et rassurer les spectateurs dans le noir. Elle insiste sur les moments de tensions, les moments dramatiques ou comiques et donne un véritable rythme aux images. Elle est souvent employée à l’excès. D’abord jouée par un pianiste ou même un orchestre, empruntée bien souvent au répertoire classique ou à des thèmes célèbres, elle va peu à peu devenir une véritable composition adaptée à l’action.


Ex : Une nuit terrible, de Georges Méliès (1896), avec une musique empruntée au répertoire classique (Moments musicaux, de Schubert)




Voici 2 extraits de "The kid" de Charlie Chaplin (1921)

La musique peut alors renforcer le caractère dramatique de la scène....




... ou son caractère comique et en donnant davantage de rythme à l’action.




2) La révolution du film parlant.


En 1928, l’arrivée du cinéma parlant permet d’enregistrer directement la musique sur la piste sonore. Dans le même temps, certains compositeurs se spécialisent dans ce genre, réussissant une relation parfaite entre leurs œuvres et les images : la musique devient utile et participe au récit.


Ex : Félix le chat (1930). On utilise un appareil de synchronisation qui permet au chef d’orchestre de voir se dérouler la partition musicale sur son pupître, pendant la projection, pour être en parfait accord avec l’image. (regardez à partir de 7,30 mns)




3) Une musique de plus en plus proche de l’image.


- Dans les années 40, la musique devient vraiment complémentaire de l’action.


ex : Fantasia (1940), le 3ème long-métrage de Disney, est une expérimentation sans dialogue dans le but d’illustrer ou d’accompagner avec l’animation, des thèmes du répertoire classique. L’extrait est réalisé ici à partir de l’oeuvre "l’apprenti sorcier" de Dukas, compositeur français (1865-1935)




"Le rêve du docteur Edwardes", extrait du film "la maison du docteur Edwardes d’Alfred Hitchcock (1945), le maître du film à suspense du XXème siècle.


- Dans les années 50, on a de plus en plus recourt à la musique de Jazz.


Le film musical "Un américain à Paris" de Vincente Minelli (1951) sur une musique de George Gerschwin (compositeur et pianiste de jazz (1898-1937) en est un exemple.




4) La musique de film devient une spécialité (à partir des années 60).


A côté de musiciens classiques (Prokofiev, Satie), des compositeurs se consacrent désormais presque exclusivement à ce genre et des collaborations durables s’installent entre réalisateur et compositeur. Citons entre autres :
- Alfred Hitchcock et Bernard Hermann pour La mort aux trousses, Sueurs froides, Psychose
- Steven Spielberg et Georges Lucas ont tous deux faits appels à John Williams : Les dents de la mer, Star Wars, Minority Report, E.T., Superman, Il faut sauver le soldat Ryan, Jurassik Park, les 3 premiers volets de Harry Potter
- James Cameron et James Horner : Titanic, Avatar
- Luc Besson et Eric Serra : Le grand Bleu, Nikita, Léon, Le 5ème élément, Goldeneye, Jeanne d’Arc, Subway


ex : deux versions du final du Grand Bleu (1988), de Luc Besson, musique d’Eric Serra. La version américaine et la version européenne ne se terminent pas de la même manière (fin plus heureuse aux USA). Comparez les 2 Bandes originales : la musique s’adapte à ce changement de scénario.

Version américaine.



Version européenne




5) La commercialisation des B .O.


Dans les années 70, la chanson et le rock font leur apparition dans la musique de film. La bande originale propose une compilation de tubes et sa commercialisation devient populaire.

Ces dernières années, les bandes originales se sont souvent enrichies du must de la pop-rock.

Ex : Wake up, de Rage against the Machine", pour le générique du film Matrix.(à partir de 0,50 mns)




ou encore "Back In Black" de AC/DC pour la bande-son de Iron Man 2.